Préambule : Une prise de conscience nécessaire
Il y a quelques mois, lors d’un atelier collaboratif sur les enjeux de la sécurité au travail, j’ai choisi la carte du jeu relative au sujet (souvent tabou) : les risques psychosociaux (RPS). Autour de la table, trois collègues m’ont rejoint pour en discuter. Très vite, un constat s’est imposé : la méconnaissance était générale. Certains confondaient stress et simple fatigue, d’autres minimisaient l’impact des conflits ou du manque de reconnaissance. Pourtant, ces risques – épuisement professionnel, harcèlement, surcharge mentale – touchent des millions de personnes, sans distinction d’âge ni de milieu. En entreprise, dans le secteur associatif, en famille ou même dès l’enfance, ils s’immiscent dans nos vies, parfois de manière insidieuse, et peuvent laisser des traces durables sur notre santé et notre équilibre.
Ce moment a marqué le début d’une réflexion plus large. Et si les RPS n’étaient pas une fatalité, mais un défi à relever collectivement ? Et si, plutôt que de les subir, nous apprenions à les identifier, à les comprendre et à les prévenir ?
C’est cette exploration que je vous invite à vivre ici, à travers un premier regard à la fois théorique, pratique et profondément humain. Un regard nourri par mes expériences professionnelles, bien sûr, mais aussi par celles, tout aussi formatrices, de dirigeant associatif, de coach sportif… et, surtout, par le quotidien intense et enrichissant d’un parent de cinq enfants. Car c’est souvent dans l’équilibre entre ces rôles, entre exigence et empathie, que se dessinent les solutions les plus durables. Ces risques, donc, ne connaissent pas de frontières : ils traversent nos existences, de l’enfance à la vie professionnelle, en s’invitant aussi dans nos engagements bénévoles et nos défis familiaux ; ces moments où l’équilibre entre donner et recevoir se joue au quotidien.
Ce article n’est pas un constat de plus sur les RPS. C’est un « nouvel » appel à briser le silence et à passer à l’action. Parce que ces risques, trop souvent minimisés ou cantonnés aux RH, nous touchent tous : salariés, bénévoles, parents, managers… Alors, et si on en parlait autrement ? Pas en théoriciens, mais en acteurs du changement.

1. Les risques psychosociaux : un phénomène multiforme et transversal
1.1. Dans le monde du travail : quand la pression devient toxique !
En entreprise, les RPS prennent souvent la forme d’un stress chronique, d’une surcharge de travail ou d’un manque d’autonomie. Les causes sont multiples : des objectifs irréalistes, une organisation du travail rigide, ou au contraire sans cap clair, des relations hiérarchiques ou entre collègues tendues, ou encore un sentiment d’injustice. Les conséquences, elles, sont bien réelles : troubles du sommeil, anxiété, burn-out, voire dépression. Pourtant, ces risques sont encore trop souvent considérés comme une norme, un mal nécessaire pour "être performant".
🤔 Imaginez un moteur qu’on pousse sans cesse à tourner plus vite, sans huile ni entretien. À force, il surchauffe, grince, et finit par lâcher. En entreprise, les risques psychosociaux fonctionnent un peu de la même manière : ils apparaissent quand l’humain n’est plus considéré comme une ressource précieuse, mais comme une simple rouage dans une machine. Cela se traduit par un stress permanent, une surcharge de travail qui empêche de souffler, ou l’impression de n’être qu’un numéro dans un système indifférent.
Quelles en sont les causes ? Souvent un mélange de pressions mal gérées, de manque de clarté dans les attentes, et de relations de travail dégradées ; autant de facteurs qui, s’ils ne sont pas pris en compte, peuvent avoir des conséquences durables sur la santé et la cohésion des équipes. Ce phénomène ne touche pas seulement les individus : il affecte aussi la productivité, la créativité et la cohésion des équipes. Une entreprise où les RPS sont ignorés est une entreprise en danger, car elle perd peu à peu ses talents et son énergie collective.
Mais comment agir concrètement ? La première étape, c’est d’oser en parler, non pas en tant que manager ou chef d’équipe, mais en tant qu’humain, avec ses forces, ses doutes et ses propres vulnérabilités. Mon parcours m’a appris cela : enfant timide et introverti, j’ai d’abord appris à observer et écouter. Puis, au fil de mes expériences professionnelles, j’ai toujours cherché à développer une capacité à analyser les situations et à poser des diagnostics fins : Quels sont les signes de mal-être chez mes collaborateurs ? Comment adapter ma posture pour préserver leur équilibre et le mien ? Comment mener ce projet : seul (c'est plus facile, car je décide de tout) ou en groupe (déléguer, partager, négocier…) ?
La formation récente, que j'ai suivi, en management agile et connecté a renforcé cette conviction : donner du sens, clarifier les attentes et créer des espaces de dialogue sont des leviers puissants. Par exemple, le fait d’instaurer des points réguliers pour ajuster les charges de travail en équipe, d’encourager les retours d’expérience après un projet stressant, sans jugement et accepter de montrer sa propre humanité : dire "Je ne sais pas, mais cherchons ensemble" ou "Cette situation me questionne aussi" ou encore « Alors oui, je me suis trompé. Mais aujourd’hui, je sais une chose : aucune solution durable ne naîtra sans votre expérience à vous. Alors, on commence quand ? Et pour avancer plus sereinement, si l'on a pas la solution en interne, inspirons nous aussi de ressources qui ont fait leurs preuves ailleurs, même parfois dans d’autres domaines et adoptons les à notre réalité ». Les meilleures idées naissent souvent de l’échange et de l’adaptation collective.
J’en suis convaincu, ces pratiques, appliquées avec constance, transforment le climat de travail et redonnent à chacun, y compris au manager, le droit d’être à la fois exigeant et vulnérable.
1.2. Dans le secteur associatif : l’engagement à quel prix ?
Le monde associatif, souvent idéalisé comme un lieu d’épanouissement, n’échappe pas aux risques psychosociaux. La passion, si elle est un moteur, peut aussi devenir un piège : elle justifie trop souvent des conditions de travail et d'engagements précaires, où les bénévoles et salariés cumulent les rôles sans toujours avoir les moyens de les assumer sereinement. Car une association ne tient pas seulement grâce à ses financements ; elle repose avant tout sur des femmes et des hommes en bonne santé, motivés et reconnus. Les conséquences sont souvent l’épuisement, le turnover, et parfois même la disparition de structures pourtant essentielles.
J’ai vu des collègues, animés par les meilleures intentions, s’épuiser à force de surinvestissement. Croire que "c’est pour la bonne cause" ne justifie pas tout. Pourtant, une association en bonne santé est une association où chacun peut s’épanouir sans y laisser sa santé. Cela passe par des limites claires (horaires, répartition des tâches), une reconnaissance explicite des efforts fournis, et une veille active sur le bien-être des équipes. Par exemple, organiser des temps de débriefing après un événement intense, ou former les bénévoles à la gestion du stress, dans l’accompagnement et compréhension de la spécificité de son public, de ses pratiquants et pratiquantes.
Pour éviter ces écueils, un levier essentiel est la gouvernance associative. Elle doit passer d’un modèle descendant à une dynamique collaborative, où la transparence et la participation deviennent des priorités. Impliquer les adhérents, les bénévoles et les salariés dans les décisions stratégiques n’est pas seulement une question de démocratie, c’est aussi un levier de prévention des risques psychosociaux. Quand chacun se sent écouté et acteur des orientations de l’association, l’engagement devient plus équilibré et moins source d’épuisement. A mon sens, cela peut s’organiser par :
- Des instances de concertation régulières, innovantes et ludiques pour co-construire les projets et répartir les responsabilités. Faire participer les adhérents à des fresques thématiques peut aider mieux comprendre la menée de projet.
- Un partage clair des informations (budget, objectifs, défis) afin que tous comprennent les enjeux et puissent contribuer aux solutions. L’appui sur la facilitation visuelle est l'un de ces moyens.
- Des espaces de dialogue informels (cafés associatifs, temps d’échange post-événement) pour recueillir les retours, identifier les tensions, ajuster les pratiques en temps réel.
Une gouvernance inclusiverenforce la résilience collective : elle permet de détecter les signes de mal-être plus tôt, de mieux répartir les charges, et de transformer les adhérents en véritables partenaires de la mission.
Car une association durable est une association où la parole circule, où les compétences de chacun sont valorisées, et où les décisions ne pèsent pas uniquement sur les épaules d’une poignée de personnes. En somme, la santé d’une association se mesure aussi à sa capacité à faire de ses membres des co-auteurs de son avenir.
1.3. Chez les enfants et les adolescents : des vulnérabilités trop souvent sous-estimées
Les RPS ne commencent pas à l’âge adulte. Dès l’école, les enfants peuvent souffrir de harcèlement, de pression scolaire ou d’isolement. Les adolescents, eux, sont particulièrement exposés aux réseaux sociaux, où la comparaison permanente et la quête de likes alimentent anxiété et manque de confiance en soi. Sans oublier les conduites à risque - consommation d’alcool, de stupéfiants ou de gaz hilarant - qui servent trop souvent d’exutoire à un mal-être profond.
Mais il existe aussi des violences plus silencieuses et tout aussi alarmantes : celles que les jeunes s’infligent à eux-mêmes. Scarifications, automutilations, ou même pensées suicidaires deviennent parfois le seul moyen d’exprimer une souffrance indicible, un sentiment d’abandon ou une pression intérieure insupportable. Ces actes, souvent cachés par honte ou peur du jugement, sont des signaux d’alerte qu’il ne faut jamais ignorer.
Un exemple frappant : un jeune qui passe des heures sur les réseaux sociaux peut développer une dépendance, mais aussi une distorsion de la réalité, en comparant sa vie à des images idéalisées.
Comment les protéger ? En éduquant aux médias, en fixant des limites (temps d’écran, horaires de coucher), et en valorisant les activités hors ligne (sport, art, bénévolat).
Les parents et les enseignants sont en première ligne, comme les instances de directions des établissements scolaires, mais les pouvoirs publics ont aussi un rôle majeur à jouer : renforcer les programmes de prévention dans les écoles, et surtout les rendre visibles et accessibles. Car aujourd’hui, beaucoup de ces initiatives - portées par des associations ou des structures spécialisées - peinent à toucher leur public, par manque de communication ou de coordination.
Dans certaines écoles ou structures spécialisées, comme les « Maisons des adolescents », des ateliers d’expression artistique (théâtre, dessin, écriture) ou des groupes de parole permettent aux jeunes de mettre des mots - ou des formes, des couleurs - sur leur mal-être, sans crainte d’être jugés. Ces initiatives prouvent que la prévention des risques psychosociaux ne se limite pas aux discours ou aux protocoles : elle passe aussi, et surtout, par la création de liens authentiques et la restauration d’un sens partagé. En offrant un espace où l’émotion peut s’exprimer librement, elles aident à désamorcer l’isolement, à réapprivoiser la confiance en soi, et à réinventer des solidarités ; des leviers essentiels pour briser le cycle de la souffrance silencieuse.
La pratique sportive, qu’elle soit traditionnelle ou dite diversifiée, est un levier puissant - et trop souvent sous-estimé - pour prévenir les risques psychosociaux. En tant qu’éducateur sportif et coach, je l’ai vu maintes fois : le sport n’est pas qu’une activité physique, c’est un espace de reconstruction, de lien social et de résilience (Rappel à mon poste au sein de l'association Remise en Jeu). Qu’il s’agisse de football, de course à pied, de marche nordique, ou même de jeux bretons, de pêche 🐟, il offre à chacun, des enfants aux seniors, un exutoire pour évacuer le stress, retrouver confiance en soi et rompre l’isolement.
Chez les jeunes, le défi est deréconcilier plaisir et effort. Beaucoup abandonnent le sport à l’adolescence, faute de temps ou par peur du jugement. Pourtant, une séance de football entre amis, un cours de danse ou une sortie VTT en forêt peut devenir unantidote au mal-être; à condition de le proposer sans pression, avec bienveillance.
Pour ceux qui "se cherchent", comment s’y remettre ?
- Commencer petit : Une marche de 30 minutes, un cours d’essai, une sortie en groupe… L’important est de trouver une activité qui fait du bien, sans se fixer d’objectifs inatteignables.
- Intégrer le sport au quotidien : Prendre les escaliers, faire du vélo 🚴🏽 pour ses trajets, organiser des défis familiaux… Chaque geste compte.
- Créer du lien : Rejoindre un club, un groupe de marche ou une association sportive, c’est aussi se donner des raisons de sortir de chez soi et de rencontrer des gens.
- Demander d'être accompagné si besoin : Se lancer seul peut faire peur, mais personne n’est obligé de le faire. Un coach pour guider les premiers pas, un partenaire d’entraînement pour motiver, ou même un groupe de parole pour échanger sur ses appréhensions.
Le sport n’est pas une solution miracle, mais c’est un outil puissant; à condition de le pratiquer avec plaisir et régularité.Et si on commençait aujourd’hui ?Une paire de baskets, un ballon, ou simplement l’envie de bouger… C’est déjà un premier pas contre les RPS.
1.4. L’impact du numérique : une révolution à double tranchant
Ces dernières années, l’hyperconnexion a bouleversé nos vies. Smartphones, réseaux sociaux, mails en continu… Nous sommes toujours "on" (en ligne), toujours sollicités. Cette surcharge informationnelle génère un stress permanent, une difficulté à déconnecter, et même une anxiété diffuse face à l’actualité.
En entreprise, cela se traduit par des salariés qui répondent à leurs mails le soir ou le week-end, brouillant les frontières entre vie pro et vie perso. Chez les jeunes, c’est la peur de manquer quelque chose (FOMO) qui domine, avec son cortège de troubles du sommeil et de décrochage scolaire.
Quelles est la solution ? Apprendre à maîtriser nos outils, plutôt que de les subir. Par exemple :
- Désactiver les notifications non essentielles.
- Instaurer des plages horaires sans écran (le soir, pendant les repas).
- Privilégier les échanges en face-à-face plutôt que les messages instantanés.
Le numérique n’est pas un ennemi, mais un outil qu’il faut dompter et même mettre au service de notre santé et de notre bien-être.
Prenez l’exemple d’une montre connectée : utilisée avec discernement, elle devient une alliée précieuse. En comptabilisant le rythme cardiaque, le nombre de pas ou les phases de sommeil, elle offre des repères concrets pour bouger davantage, mieux récupérer, et prendre soin de soi au quotidien. Pour moi, qui suis un adepte du vélo et de la marche à pied, ces données ne sont pas une contrainte, mais une source de motivation. Voir mes progrès, recevoir des rappels pour me lever après une longue période assise, ou même me lancer des défis personnels (comme dépasser mes 10 000 pas quotidiens) me permet de rester actif sans me surmener.
Ne pas se laisser dicter son rythme par la technologie, mais l’utiliser pour écouter son corps et ajuster ses habitudes.
2. Un cercle vicieux… ou vertueux ?
2.1. Ce qui frappe avec les RPS, c’est leur effet domino.
Un enfant en souffrance scolaire peut devenir un adulte en précarité, exposé aux risques professionnels. Un bénévole épuisé peut transmettre son stress à son entourage familial. Sans prévention, ces risques s’enchaînent, s’amplifient, et finissent par former un cercle vicieux difficile à briser.
Mais la bonne nouvelle, c’est que l’inverse est tout aussi vrai : une action positive en entraîne une autre. Un manager bienveillant inspire ses équipes, qui adoptent à leur tour des comportements plus sains. Un adolescent qui apprend à gérer son stress sera mieux armé pour affronter les défis de la vie adulte.
Tout commence par une prise de conscience collective et surtout par des gestes concrets, au quotidien.
C’est précisément ce que j’ai cherché à mettre en pratique, à mon échelle. À travers mes expériences de vie, j’ai développé des rituels et des techniques pour désamorcer ces cercles vicieux. Des outils simples, inspirés du sport, de la résilience et du bon sens, que je vous propose de découvrir maintenant.
2.2. Mes leviers au quotidien : des techniques inspirées du sport et de la résilience. Avant tout, se préparer mentalement comme un athlète.
Mon expérience de coach sportif m’a appris une chose : la performance dépend autant de la préparation mentale que physique. Avant un match, je prenais toujours un moment pour me concentrer, visualiser les étapes clés et anticiper les imprévus. Aujourd’hui, j’applique la même méthode avant une journée de travail :
- Un temps de silence le matin pour définir mes priorités, je le fais au moment du petit déjeuner et ensuite souvent dans le vestiaire lorsque que je m’équipe avant de rencontrer mes collègues ;
- Des techniques de respiration (inspirées des apnéistes) pour évacuer le stress.
- Une visualisation positive des défis à venir (inspirée des pilotes de chasse).
Le soir avant de quitter le travail, c’est une douche comme après un effort physique, qui me permet de "laver" les tensions de la journée, suivie d’un trajet à vélo pour me reconnecter à l’instant présent. Ces rituels, simples mais efficaces, créent une frontière mentale entre le travail et la vie personnelle.
2.3. Lâcher prise sans culpabiliser
J’ai aussi appris à m’autoriser des pauses. Une journée, dans le week-end, sans rien faire, une séance de cuisine créative (sans pression de résultat !), une balade avec mon épouse, m'occuper de mon chat Pikatchu… Ces moments ne sont pas du temps perdu, mais du temps investi dans mon équilibre. Et quand je sens la fatigue pointer, je n’hésite pas à déléguer ou à demander de l’aide. Être fort, ce n’est pas tout porter seul, mais savoir s’appuyer sur les autres.
2.4. Transformer les faiblesses en forces
Mon perfectionnisme, par exemple, aurait pu devenir un fardeau. Mais en le canalisant, il est devenu un moteur d’amélioration continue. De même, ma curiosité me pousse à me former en permanence, que ce soit sur les nouvelles technologies ou les méthodes de management. Chaque "défaut" peut devenir un atout, à condition de l’accepter et de le travailler.
3. Des solutions pour tous : prévenir plutôt que guérir
Un mot d’ordre : Bouger, créer, se connecter
La pratique sportive, les activités culturelles, culinaires ou simplement passer du temps avec ses proches, ses animaux sont des remparts efficaces contre les RPS.
Pourquoi ? Parce qu’ils permettent de :
- Évacuer le stress (le sport libère des endorphines, l’art stimule la créativité).
- Créer du lien (les relations sociales sont un facteur clé de résilience).
- Retrouver du sens (s’engager dans un projet, apprendre une nouvelle compétence).
Petits conseils :
- Trouvez une activité qui vous passionne, et accordez lui une place régulière dans votre emploi du temps. Cela peut être la course à pied, le dessin, la cuisine, promener votre animal de compagnie… L’important est de vous faire plaisir.
- Savoir demander de l’aide. Il faut oser parler quand ça ne va pas. Consulter un psychologue, appeler une ligne d’écoute (comme Fil Santé Jeunes ou SOS Amitié), ou simplement en discuter avec un proche. Les RPS ne sont pas une honte, mais un signal qu’il faut écouter.
4. Et demain ? Construire une société plus résiliente
Les RPS ne disparaîtront pas par magie. Mais nous pouvons tous contribuer à les limiter, en adoptant des comportements plus sains et en exigeant des organisations (entreprises, écoles, associations, cercle familial et amis.ies proches) qu’elles prennent ce sujet au sérieux.
- En entreprise : Former les managers, évaluer régulièrement les risques, et donner la parole aux salariés.
- Dans le secteur associatif : Veiller à l’équilibre des bénévoles, et valoriser leur engagement.
- Pour les jeunes : Intégrer la prévention des RPS dans les programmes scolaires, et éduquer aux usages numériques responsables.
En résumé: Les risques psychosociaux sont une réalité, maisils ne sont pas une fatalité. En les comprenant, en agissant dès les premiers signes, et en cultivant notre résilience, nous pouvonsconstruire des parcours de vie plus épanouissants, pour nous et pour les générations futures.
Pour aller plus loin… ensemble :
Cet article n’est qu’une première étape dans le partage de mes réflexions et expériences sur les RPS. Une esquisse, comme un croquis préparatoire avant la fresque finale. Car c’est avec vous que ce projet prendra tout son sens.
📢 Je vous propose de le prolonger en contribuant à un support complet et résilient, qui intégrera :
- Des schémas et illustrations (inspirés de sketchnotes) pour rendre les mécanismes des RPS immédiatement compréhensibles.
- Des références scientifiques (INRS, Santé Publique France, études récentes) pour ancrer nos actions dans des données fiables.
- Des outils concrets : fiches pratiques, exercices, retours d’expérience testés sur le terrain (en entreprise, lors d’activités de détente, de loisirs, sportives, seul en groupe ou en famille…).
Comment participer ?
- Partagez vos astuces en commentaire : "Et vous, quelles sont vos techniques pour préserver votre équilibre ?" (Un rituel du matin ? Une activité qui vous ressource ? Une méthode pour désamorcer le stress ?).
- Rejoignez le projet collaboratif : Ensemble, nous co-construirons un guide vivant, évolutif, accessible à tous.
- Restons en contact : Vos retours nourriront aussi « mon IA compagnon », conçue pour capitaliser sur nos échanges et proposer des pistes et des solutions toujours plus adaptées.
Pourquoi ce projet ?
Parce que les RPS ne se combattent pas en solitaire. Ils se transforment en opportunités quand on les aborde collectivement — avec bienveillance, créativité et bon sens. Alors, à vos crayons, vos claviers, ou vos idées : Ensemble construisons demain, dès aujourd’hui !
